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Il y a 40 ans, l’abolition de la peine de mort en France

Actualité du 27.05.2021

Alors que la plupart des autres pays européens ont déjà aboli la peine de mort, dans la France de 1981, cette pratique constitue un anachronisme judiciaire et politique. Selon les sondages, l'opinion publique française défend pourtant la peine capitale à plus de 60 %. En dépit de ces sondages défavorables, François Mitterrand promet de faire voter l’abolition pendant sa campagne présidentielle.

Une fois élu président de la République, François Mitterrand nomme Robert Badinter, avocat et adversaire déclaré de la guillotine, comme ministre de la Justice. Ce dernier fait inscrire l’abolition à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale et le débat s’engage dès septembre 1981. Le 18 septembre, l'Assemblée nationale adopte le projet de loi portant abolition de la peine de mort par 363 voix contre 117. Douze jours plus tard, le texte est voté dans les mêmes termes par le Sénat, par 160 voix contre 126. La loi est promulguée le 9 octobre 1981.

Un dossier de l'Agence France-Presse (AFP) revient en détail sur l'abolition de la peine de mort en France. Il a été constitué grâce aux archives de l’agence (textes et photos), à des interviews exclusives de personnalités, à des vidéos de l'Institut national de l'audiovisuel (INA) et de divers sites officiels. Il propose notamment des extraits du discours de Robert Badinter devant la représentation nationale dans lequel le ministre rappelle les arguments des abolitionnistes : la peine de mort est contraire à l'esprit de la religion chrétienne, aux valeurs de la Révolution française ; en pratique, elle ne dissuade pas les délinquants de passer à l'acte.

Une piste pédagogique Lumni-Enseignement propose, à partir d’un reportage audio de RFI, d’évoquer « Les combats de Robert Badinter en faveur de l’abolition de la peine de mort ».

Une autre vidéo Lumni-Enseignement présente un extrait du journal de 20h d’Antenne 2 du 18 septembre 1981 qui fait le récit du vote de l'abolition de la peine de mort à l’Assemblée nationale.

L’abolition de la peine de mort trouve plusieurs points d’ancrage dans les programmes scolaires en enseignement moral et civique, en classe de 3e (« Françaises et Français dans une République repensée ») ou en classe de terminale (point de passage et d’ouverture « 1981 : l’abolition de la peine de mort » dans le chapitre 2 du thème 3 : « Un tournant social, politique et culturel, la France de 1974 à 1988 »).

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